Faire marcher la forêt

De Code de la déconduite
Aller à : navigation, rechercher

Autres langues :
FICHE ACTION en cours de rédaction

Objectif : Respirer...

Contexte : La pollution de l'air coûte 100 milliards d'euros par an à la France. A titre de comparaison le Budget de l’Education Nationale, premier budget de la Nation est de 89 milliards d’euros. L'émission de CO2 d'une voiture correspond à l'absorption de CO2 d'un hectare de forêt... Il y a en France 39 millions de voitures et seulement 16 millions d'hectares de forêt. ….de quoi mettre la forêt en marche

Action détaillée

Auteurs: Antonia Taddei et Ludovic Nobileau / Xtnt

Pilote juridique : Simon Durbano (diplômé de M2 - Droit de la Création Artistique / Université de Aix-Marseille)


Accessoires : 1 plante par personne

Nombre de participants : de 7 à 77.777.777

Action :

  • Prenez une plante
  • Marchez dans la rue en la portant
  • Si vous souhaitiez faire courir la forêt que vous constituez ainsi assemblés, prenez un transport en commun.
  • Si vous souhaitiez rejoindre la forêt et créer une liaison sylvestre, entre le centre ville et la forêt, sur la route constituez un "groupe de piétons organisés" (voir l'analyse juridique de l’action Les tongs comme moyen de transport collectif)

Effets :

Cette action simple, qui peut devenir gigantesque réalisée à grande échelle, permet de traduire, d’exprimer l’impatience de la nature, exaspérée. Elle évoque la réalisation de l’oracle, qui avait prédit à Macbeth qu’il perdrait son royaume, le jour où la forêt se mettrait en marche  : « la nature perd patience, la nature entre en action contre Macbeth ; la nature devient âme contre l’homme qui est devenu force » (Victor Hugo)

Compte rendu de l'action réalisée

Date: juin 2016

Lieu  : Sotteville lez Rouen / Festival Vivacité


70 personnes ont joyeusement transportées des plantes, prêtées par la ville, pour les amener au commissariat... En effet, les liaisons sylvestres peuvent également permettre d'apporter de l'oxygène jusque dans des lieux qui en ont bien besoin...

Analyse juridique :

Marcher dans la rue est un droit basique. Marcher en portant des objets ne l’est pas moins. La seule restriction possible peut se situer concernant l’utilisation des trottoirs. En effet, lorsque l’on transporte des objets très volumineux risquant de gêner la circulation piétonne sur un trottoir, on devra alors emprunter la chaussée, selon les dispositions de l’article R412-35 du Code de la route. Ainsi, se déplacer en groupe en portant des plantes pourrait être considéré comme risquant de gêner l’accès des autres piétons aux trottoirs, si ces plantes sont volumineuses. Il faudra alors emprunter la chaussée, en se déplaçant en groupe en suivant les indications données à l’exercice 1. Concernant le fait de déposer des plantes dans l’espace public, cela pourrait sembler être interdit par l’article R633-6 du Code pénal, qui dispose que pourront être sanctionnées d’amendes les personnes qui déposent, dans un lieu ne leur appartenant pas, et sans autorisation du propriétaire de ce lieu, « des ordures, déchets, déjections, matériaux, liquides insalubres ou tout autre objet de quelque nature qu’il soit ». Ainsi, si le fait de déposer tout objet, quel que soit sa nature, est interdit, il semblerait que cela s’applique aussi pour le fait de déposer des plantes. Mais un autre article, du Code de l’environnement cette fois, pourrait être opposé à l’utilisation de cet article du Code pénal. En effet, l’article L220-1 du Code de l’environnement dispose que « L’Etat et ses établissements publics, les collectivités territoriales et leurs établissements publics ainsi que les personnes privées concourent, chacun dans le domaine de sa compétence et dans les limites de sa responsabilité, à une politique dont l’objectif est la mise en oeuvre du droit reconnu à chacun à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé ». Il est bien fait mention du concours des personnes privées à ce droit de respirer un air pur. Or, puisqu’il est de notoriété commune que les plantes, arbres, et autres végétaux, sont un facteur essentiel du renouvellement de l’air et de sa purification, cet article du Code de l’environnement pourrait être utilisé pour venir s’opposer à la règle du Code pénal.

Classification : à faire